(Sorry je fais un copié colle, car j'ai répondu sur le mauvais sujet. ce message était pour maxime. je le remet à sa place

Desolee)
"Bonjour Maxime,
Je n'ai pas de solutions à t'apporter, mais j'ai vécu la "même chose" que toi. Mon père est décédé il y a maintenant 4 ans, d'un cancer de la vessie mal soignée, opération mal suivit, non prévention réelle des risques encourus faces aux divers traitements et transfusion, ce pour finir sur une ambolie pulmonaire. Je suis arrivée trop tard, je n'ai pas su à temps, il est mort tout seul chez lui dans la nuit et jusqu'à maintenant j'ai énormément de mal à me pardonner de n'avoir pas eu le courage d'être là (alors que j'avais senti des le petit matin qu'il fallait que j'y aille mais je rationalisais ce sentiment malgrè tous les signes reçus, parceque j'avais sans doute trop peur d'affronter la réalité)
bref, tout celà pour te dire que je me suis rendue malade à vouloir communiquer avec lui, a vouloir lui dire au revoir, lui dire tout ce que je n'avais pas eu le temps de lui dire, j'aurais donné n'importe quoi pour un moment avec lui, pour qu'il me dise qu'il allait bien maintenant, qu'il n'avait pas eu tant peur et tant souffert face à la mort tout seul, que je ne me l'imaginais à m'en rendre cinglée. Mais je pense avec le recul que plus l'ont se focalise sur une attente, de signe, de communication etc.. et plus peut être on la bloquons-nous. La souffrance nous empêche de voir car nos antennes sont brisées et déconnectées de la réalité.
Tout ce que je peux te dire, c'est de ne pas te rendre malade avec ce besoin de communication. Il arrivera quand tu sauras prendre plus de recul et il faut du temps pour réussir à en prendre.
Je sais que c'est super dur, que cette douleur infernale, on a l'impression que jamais elle ne s'arrêtera et que jamais nous ne redeviendrons "comme avant". Et dans un sens c'est vrai, mais d'un autre coté, même si pour l'instant ça parait inconcevable, ces épreuves rendent plus fort et nous amène a apprehender la vie autrement. On remet petit à petit en cause nos priorités. C'est aussi une force malgré la fragilité que cela a engendré.
Encore maintenant je donnerais beaucoup pour savoir si mon père va bien. Mais en même temps j'ai finis par accepter de le laisser "partir"..Je ne voudrais pas le savoir attaché à moi ou ma maison par ma souffrance et ne voudrais qu'il soit là coincé à me regarder souffrir. Je me dis et j'espère, qu'il a retrouvé les siens et que ses retrouvailles lui ont fait oublié la douleur de ceux qu'il a laissé. Et plus tard, quand mes sentiments ont réussis à s'atténuer, j'ai eu ce que je pense être, des petits signes, notamment des "visites" en rêve, des odeurs aussi.. bien souvent je sentais de manière impromptues, l'odeur mélangée à la sienne, des gitanes de mon père. Bien sur ce n'est pas aussi "sur" et rassurant que de le voir ou de lui parler via je ne sais quel médium. Je rêverais d'être dans ghost whisperer 5 mn avec mon père . Mais j'ai accepté que ce ne soit pas possible pour moi en tous les cas. Et j'essaie de continuer à avancer et à utiliser toutes les armes qu'il a tenté de me donner. Son humour, sa joie de vivre.. Je réalise aussi combien il était courageux au fond, de tjrs prendre les choses avec amour et humour alors qu'il a perdu lui meme son père bien plus tôt que moi, ainsi que bien d'autre membre de sa famille etc etc.. Bref il y a plein de petites choses aux quelles tu peux te raccrocher, en pensant à ce qu'il a fait, a ce qu'il aurait fait à ta place, a toutes ces choses qui t'a laissé en étant lui et que tu peux faire en sorte de faire perdurer.
Mais c'est sur que pour l'instant, la colère, la rancoeur, la haine envers les médecins etc.. c'est une étape obligée que tu dois essayer d'affronter sans te laisser envahir.. "seul le temps guéri les blessures" on l'a entendu des milliers des fois mais c'est malheureusement vrai. Ca n'efface pas, mais ça apaise.. et heureusement ..
Bon courage à toi pour tout.. Mais la vie est courte, ne bouffe pas ton énergie à ne pas accepter ce qui ne peut être changé. Dis toi que ton père, d'où qu'il soit, ne veut pas te voir te rendre malade ni souffrir abominablement.. Il veut que tu puisses avancer, il veut te voir sourire à nouveau, reprendre gout à la vie, te rappeler de bon moments et pas la douleur de la fin. Ca tu peux en être sur, car si tu te met a sa place, c'est ce que tu voudrais pour tes enfants.. ou pour n'importe autre personne que tu aimes. Pense à celà pour avancer..
Avec toute mon amitié
Sidonie