Bonjour à toutes et à tous.
Nouvelle sur ce forum, je m'y suis inscrite surtout au regard du décès très récent (17 juillet dernier) de mon compagnon mais j'en oublie pas pour autant que je vis dans une maison que je qualifierais de spéciale.
Tout d'abord il est à noter qu'elle est très veille puisqu'elle fut construite en 1843 mais seuls des ascendants de notre famille ont vécu dedans. Aucun étranger.
Le souci est que dans notre maison, il y eut deux morts (un décédé de mort naturelle dans son lit - dans une pièce qui est aujourd'hui la chambre de mes parents - mais retrouvé plusieurs jours après dans un sale état et un suicidé par pendaison qui se serait pendu dans ce qui était le grenier et qui est devenu ma chambre) et une grande tante qui y pratiquait régulièrement le spiritisme.
Depuis que nous sommes venus vivre de façon définitive dans cette maison, en 1978, (auparavant elle était notre résidence de vacances), ma mère, mes soeurs et moi y avons vu des choses étranges. Les rideaux tombaient des fenêtres, les bougeoirs tombaient des meubles, la lumière s'allumait parfois seule, nous entendions chaque matin à la même heure un bruit de coup répétitif un peu sourd, ma mère entendait parfois quelqu'un murmurer "maman", etc.
Ce qui est "marrant" c'est que malgré tout cela, nous nous sommes toujours senti bien dans cette maison. Nous n'y avons jamais ressenti la moindre hostilité et nous y sommes même extrêmement attachée. Et notre attachement est contagieux car à chaque fois qu'une personne y venait, elle s'y sentait immédiatement bien.
Les derniers furent mon défunt compagnon et la petite amie de notre fils. Quand mon compagnon vint dans notre maison, il adora l'ambiance, l'endroit, du fait qu'il vint y vivre un an plus tard. Quant à la petite amie de notre fils, elle vient y passer chaque week-end et pique une colère si quelque chose l'en empêche.
C'est drôle de savoir que l'on habite dans une maison où il s'est passé des choses étranges et que l'on s'y sent bien malgré tout.
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Ce qui fit leur bonheur deviendra leur supplice. Des lettres relues, des vers retrouvés, d'anciennes fleurs et des rubans fanés qui furent chers, des parfums qu'on a trop aimés: supplice! - Sainte-Beuve