Je sais que c’est long. Tout ce que je vous demande c’est de ne pas y réagir si vous ne l’avez pas lu dans son intégralité. Bonne lecture ...
Après 21 jours de coma, je me réveille avec un rêve qui bouleverse toutes mes croyances.
Le 21 mars 2006, aux environs de 6H du matin, j’ai ouvert les yeux dans une chambre d’hôpital que je ne reconnaissais pas. Mais, du moment que je me sentais en plein forme, ça n’avait aucune importance. Le plus important était ce rêve que je venais de faire. Un rêve si étrange, si réel et si précis que je ne pensais qu’à une seule chose, l’écrire au plus vite. Au pied du lit était accroché un support contenant quelques feuilles et un stylo. Ça devait être des notes médicales me concernant. Je m’en étais servi pour écrire sans perdre une seule seconde.
Je me rappelle avoir été dans une obscurité absolue, la plus noire que je n’avais encore jamais vécu. Non seulement, je ne pouvais pas voir mes propres mains, mais, je ne les sentais même pas. Je n’avais, en fait, aucune conscience réelle de mon corps. Je criais de toutes mes forces sans être capable d’entendre je le moindre son de ma voix. Tout ce dont j’étais conscient, c’est que je cherchais à savoir où j’étais, et pourquoi j’y étais. Mais, je ne cherchais absolument pas en sortir. Je n’en avais même aucune envie.
Le temps passait dans la solitude et la monotonie les plus absolues, un temps lourd et pénible nettement plus réel que le temps dans les rêves. Alors que cette situation commençait à devenir insupportable, je sentais progressivement une présence étrange autour de moi. Je n’entendais certes rien, et je ne voyais rien non plus, mais j’étais de plus en plus convaincu que je n’étais plus seul.
J’étais censé avoir peur, mais il n’en était rien. Cette présence n’avait absolument rien de menaçant, bien au contraire, j’y trouvais même une certaine forme de sécurité. J’ai décidé alors de tenter de communiquer avec elle:
« Qui est là ? S’il vous plait, répondez-moi …»
Aucune réponse …. Si je ne pouvais même pas entendre mes propres mots, alors comment pourrais-je entendre la réponse de ce mystérieux compagnon du vide. Néanmoins, puisqu’il n’y avait rien à faire d’autre, je persistais encore et encore. En fin, après plusieurs dizaines de tentatives, cette chose répondit :
« Voulez-vous vous calmer un peu … ! »
Je mentirais si je disais que j’avais entendue cette phrase. Non, je n’ai absolument rien entendue. Mais je savais que cette chose étrange voulait que je me calme. Et je savais aussi que la communication entre nous était possible.
Tout ce qui va suivre sera représenté sous forme d’un dialogue. Un dialogue qui n’est autre qu’une transcription aussi fidèle que possible d’un échange de pensées avec cette mystérieuse présence.
Moi : « Ecoutez …, Je voudrais savoir ce qui se passe, c’est quoi cet endroit et pourquoi j’y suis ? Et vous…, qui êtes vous? Et pourquoi êtes-vous ici avec moi ? »
Lui : « Le corps qui vous a supporter depuis que vous êtes dans ce monde, est actuellement endommagé. Vous occupez provisoirement un autre support en attendant que votre corps puisse se remettre en état. »
Il était clair qu’il se foutait éperdument si j’allais comprendre ou pas. Moi non plus, je ne m’attendais pas à une réponse aussi directe et sèche. Néanmoins, il ne m’a pas fallut beaucoup de temps pour la comprendre. Cette totale absence de mon corps n'était que trop réelle.
Moi : « Dois-je comprendre que ce noir absolu, démuni de tout sens, est actuellement mon corps ? »
Lui : « Provisoirement »
Moi : « Et Vous… Qui êtes-vous ? Et pourquoi êtes vous venu ?»
Lui : « Je ne suis pas venu. J’étais là. Seulement, il vous a fallut un peu de temps pour réaliser ma présence. Je vous ai aidé à venir ici. Et mon rôle est probablement de vous aider à reprendre possession de votre corps »
Moi : « Vous venez de dire que vous allez ‘probablement’ m’aider à reprendre possession de mon corps ? »
Lui : « Effectivement »
Moi : « Mais, pourquoi ‘probablement’ ? »
Lui : « Si votre corps s’avère définitivement endommagé, alors, je vais plutôt être chargé de vous aider à quitter ce monde »
Et là, un sentiment de panique m’a brusquement envahit.
Moi : « Je suis mort ! C’est ça ?…. Quitter ce monde pour aller où ? En enfer, c’est ça … c’est ça … dites moi … ? S’il vous plait …»
Mais, à ma grande surprise …
Lui : « Quel enfer !? »
Moi : « L’enfer !… quoi ! …le feu, la souffrance les ténèbres … là où Dieu nous punira pour tous nos péchés … Vous voyez de quoi je parle…? »
Lui : « Non ! Je ne vois pas du tout … !»
Moi : « Vous vous foutez de moi ou quoi ? »
Lui : « Surveillez votre langage s’il vous plait, Je ne vois absolument pas de quel ‘enfer’ vous voulez parler ! »
...
...
Malheureusement, la limite de taille imposée aux messages ne me permet pas de poster tout le texte. Si ça vous intéresse, l'intégralité du message est là http://www.oniris.be/nouvelle/patbow-reve-durant-le-coma-1740.html
La suite de ce rêve établit une nouvelle vision de notre existence et de notre vie de notre mort et de l’au-delà. Mais qui suppose l’existence d’un dieu loin de toute religion. Une vision qui nous permettrait aussi bien de vivre pleinement nos instants de bonheur et de bien-être pour mieux les savourer, que d’accepter nos malheurs et nos fatalités pour mieux les contenir et les combattre. Une visions qui nous aiderait, à faire bien meilleur usage de notre liberté, en agissant spontanément pour le bien et en résistant farouchement à la tentation du mal. Une vision qui ne nous privera pas de l’espoir en en une vie meilleur après la mort.
Mais, avant, permettez moi de vous faire part d’un peut de moi-même :
Je suis né dans une religion dont j’ai très vite réalisé l’aberration. Alors, j’ai fini par la rejeter de manière inconditionnelle avant de rejeter automatiquement toutes les autres qui ne sont à mon sens que des inventions ingénieuses permettant à des hommes plutôt futés d’en contrôler d’autres qui le sont beaucoup moins. Ce n’est pas parce que je me crois plus intelligent que ceux qui persistent à confirmer leurs appartenances relieuses, mais parce que je suis de plus en plus convaincu que la pratique religieuse reste un des moyens les plus efficace de racheter sa conscience après avoir pertinemment, et en connaissance de cause, agi dans un sens peu recommandable.
Que se soit pour réponde à une pulsion profonde ou pour satisfaire une irrésistibles tendance à améliorer notre condition vitale, on est généralement tenter par la solution de facilité qui s’inscrirait généralement dans le cadre du mal. Cette mauvaise action que nous redoutons de la part des autres et qu’on s’est permis de leur infliger (Mensonge, trahison, tricherie …), nous dérange la conscience. Alors on doit pouvoir lui trouver pardon. Où pouvons-nous chercher ce pardon ? En nous même ? Il n’aura aucune valeur. Auprès de ceux qui auraient subit les conséquences de notre acte ? Trop difficile ! Alors Où ? Le plus facile des pardons est celui d’un Dieu en lequel on pourrait croire. Et on a intérêt à ce qu’il soit un dieu capricieux imparfait qui puisse faire plein de conneries. Comme ça, on sera sûre qu’il va facilement nous pardonner les nôtres.
Même si on pouvait attribuer les horribles conséquences des cyclones, des ouragans et des tempêtes au dérèglement climatique de la planète (probablement notre faute), il resterait les séismes, les volcans, les tsunamis, les malformations de naissance, les maladies génétiques etc. …. Et là, si on devait croire en un dieu, alors il devrait en être totalement responsable. Mais, on choisira d’éviter de l’embarrasser sur ce point. On ne cherchera pas d’explication. On se contentera, tout simplement, de croire, qu’à son tour, il nous pardonnera nos conneries.
Du temps où mes tendances étaient encore religieuses, trahir, tromper, tricher, …etc., étaient plutôt des actes qui ne me pesaient pas trop lourd sur la conscience. A chaque fois qu’il m’arrivait d’en commettre un, je profitais de ce que cela m’avait procuré come avantages tout maudissant ce ‘diable’ qui m’avait poussé à le commettre. Du coup, j’avais la conscience tranquille. D’autant plus que j’étais convaincu qu’en implorant dieu durant ma fidèle pratique religieuse, tout allait m’être pardonné. Mais, cela m’arrangeait nettement moins lorsque c’était moi qui subissais préjudices de la part des autres.
Et si je mettais cette religion et ce dieu de coté, qu’aurais-je à y gagner ?
A part de s’être libéré de pratiques religieuses quelque peu contraignantes, j’aurais tout à y perdre. En effet, il n’y aurait plus de diable pour supporter une bonne part de responsabilité de mes actes, et il n’y aurait plus de dieu pour les pardonner. Je serais absolument seul à en assumer tout le poids. Le seul pardon que je pourrais espérer, c’est celui de ceux qui auraient subit préjudice par ma faute. Et dans ce cas, agir dans le mauvais sens, deviendrait mille fois plus compliqué ! De plus, un handicap ou une souffrance chronique, qui étaient en partie compensés par l’espoir en un au-delà meilleur, deviennent cruellement insupportables.
Néanmoins, j’ai fini par mettre la religion de coté. Quant-à Dieu, On verra plus-tard.
Une amie d’études m’avait accompagné dans cette révolte contre notre religion et contre la religion en général. Et ce, en étant parfaitement consciente des avantages auxquels elle allait renoncer.
Mon amie est morte avant de pouvoir souffler sa 22ème bougie. Elle est morte d’un cancer particulièrement affreux.
Pendant qu’elle soufrait le martyre en comptant ses derniers jours, j’étais allé lui rendre visite. On s’est dit bonjour. Puis, un profond silence envahit la chambre. Plusieurs minute durant, je la regardais en n’ayant qu’une seule envie en tête, trouver le moyen de partager ne serait ce qu’une petite partie de sa souffrance. Avant de la quitter pour la dernières fois je lui avais demandé si je pouvais faire quelque chose pour elle. Elle me fixa d’un regard implorant que je n’oublierais jamais, et me demanda avec ces mots : « y a-t-il un moyen de croire que ma mort ne sera qu’un passage vers un monde meilleur où je pourrais trouver l’amour et la joie que je n’ai pas eu le temps de vivre dans ce monde … ? ».
Elle ne m’avait pas laissé le temps de satisfaire sa requête.
Le texte en entier est sur
http://www.oniris.be/nouvelle/patbow-reve-durant-le-coma-1740.html