
Anne Givaudan dans le premier tome des Formes-Pensées, lors d'un voyage astral, relate comment elle a suivi une forme-pensée négative/égrégore via un lieu infernal.
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À la suite de cette énergie destructrice, je voyage et pénètre derrière elle dans un vortex de non lumière à une vitesse vertigineuse. Je me sens brutalement projetée dans un univers rouge et noir, violent à l'extrême et dans lequel j'étouffe. L'Ombre m'entoure et m'envahit peu à peu. Je deviens cet univers et je ne me retrouve plus dans cette violence qui m'habite. "Pulsions" est le mot qui me vient à présent. Je me sens habitée ou plutôt possédée par des énergies qui ne sont pas miennes (...). Elles sont là, dévoreuses d'espoir et d'identité ! Je les sens puissantes, parfois extérieures, parfois intérieures à moi. Elles viennent me chercher là où je ne le veux pas. Elles sont comme des pieuvres aux milles tentacules qui flairent la moindre faille, qui sentent là où l'on est faible, là où l'on résonne de concert avec elles. (...) des visages hideux et grimaçants pénètrent l'opacité qui m'entoure, des membres coupés flottent dans la puanteur ambiante, des instruments de torture passent et disparaissent, des cris de haine et de douleurs habitent ces lieux..."
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Le Diable n'est qu'une énergie débridée, générée par les formes éparses de vie qui partent à la recherche de la Vie. Il est la masse informe des suffisances et des peurs, que chacun de nous, particule de feu, sème, nourrit et rencontre plus ou moins sur son chemin de liberté. (...) Tu es dans l'égrégore alimenté par les colères des êtres de la Terre".
(Ed. Sois, 2003, p. 61, 62, 63)
Le Tartare offre les mêmes descriptions...
Cet archaïsme est réactivé sans cesse par les formes-pensées négatives, les égrégores de masse...
La plupart des traditions relatent des récits très semblables...
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J'ai aussi une expérience personnelle à raconter.
À Venise, on connaît le célèbre "pont des soupirs" à cause du soupir des condamnés qui ne pourraient plus revoir la lumière du jour... Les visites touristiques nous guident vers ces cellules, petites, où grilles et chaînes sont d'époque...
À peine, fus-je entré dans ce lieu, que je ressentis et que je vis des visions de souffrances et de tortures insupportables... Je n'ai pu rester que moins de 3 minutes sur ces lieux...
Tout ceci était bien réel et bien vivant... Ce n'était pas une mémoire lointaine, des images...
Les connexions énergétiques et de pensées sont tout à fait ce que décrit Anne Givaudan...
Notre perception d'une "matière morte" (les murs des cellules par exemple) est erronée. La matière est bien une énergie vivante, elle est susceptible de s'imbiber des pensées, des émotions vécues et de créer des ponts, des passerelles...
C'est pour cela que par perceptions extrasensorielles, un objet peut dévoiler non seulement son histoire mais ce qui est relié à elle...
La matière est comme "un téléphone" : les liens énergétiques demeurent... pas seulement du passé comme une archive, mais comme un réseau de pensées, d'émotions. Peut-être une analogie plus explicite que le téléphone : l'internet. Les murs, la matière est comme une interface pour un système de connexion psychique à distance. On est donc à la fois dans le lieu et son histoire et en contact à distance avec des pensées, des émotions semblables. C'est difficile de bien expliquer ce double rapport : passé et présent à distance...
Ce que je veux dire c'est que à l'instar des étoiles mortes dans le ciel, on les voit toujours au temps présent. C'est un passé et aussi un présent actuel. Les étoiles sont mortes mais leur lumière reste, elle continue à voyager jusqu'à nous. En un sens, cette lumière est toujours de pleine actualité, même si son histoire est passée... On ne peut pas dire qu'on est dans un passé révolu, faire cette distanciation...
Avec les formes-pensées, il en va de même : une histoire ancienne se connecte sur des émotions présentes, voire réactualisées.
En un sens, c'est un passé qui perdure sur le plan émotionnel, comme les affects en psychanalyse...
Donc toutes ces âmes qui ne tournent pas la page, qui restent bloquées sur leurs affects, restent en lien avec ces lieux...
Passé et présent se confondent... D'où la puissance énergétique qu'on peut ressentir dans certains lieux, qu'ils rayonnent très bénéfiquement ou très négativement.
C'est d'ailleurs le principe de la magie : on sait que les objets restent reliés à leur propriétaire. Passé et présent.
Seule une vision matérialiste opère cette rupture, purement idéologique, pour faire d'une interface passée/présente, un objet mort séparé de tout.
On peut donc visiter ces lieux sans rien ressentir (visions matérialistes des choses), ou bien entrer dans ces interfaces vivantes (ouverture aux réalités énergétiques des lieux).
Autrement dit les enfers ne sont pas seulement localisés (par exemple dans le bas astral), ils sont aussi dans tous les branchements, toutes les connexions de pensées des êtres dont les idées sont négatives.
De même que l'étoile morte conserve encore sa réalité puisque sa lumière est toujours en train de sillonner le cosmos...
Les rayonnements télé-psychiques, télé-affectifs démentent le passé des temps révolus... Ils le démentent en le réactualisant...
Ainsi, pour qu'une telle existence n'exerce plus aucune influence, il faudrait ne plus l'alimenter du tout !
Lorsque les bouddhistes enseignent qu'il faut vouloir délivrer toutes les âmes, sans exception (ce que Jésus disait aussi avec la centième brebis), c'est à cause de ce phénomène...
Les enfers, les paradis sont moins des lieux que l'aboutissement de nos pensées, idées, émotions...
La réalité, en définitive, est encore et toujours... en l'Esprit !
